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vendredi 18 avril 2008

Week end à Kuala Lumpur Malaisie

Attention cette note est longue comme un trajet en bus de 6 heures…
Samedi 1er Avril [2006 ça ne nous rajeunit pas] à midi, après un petit arrêt à la piscine, je me suis dit pourquoi ne pas aller faire un petit tour en Malaisie. Je comptais rester à Johor Bahru juste de l'autre coté de la frontière. Le programme que je m’étais fixé : visite d’une mosquée, d’un palais de sultan, nourriture malaise et retour à Singapour dans la soirée.
Puis, à la gare routière, un vendeur m’annonce : « pour moins cher qu’un Paris-Cergy Pontoise, offre toi un Johor Bahru-Kuala Lumpur » enfin il ne m’a peut être pas dit cela dans ces termes mais vous avez compris le message.
Ni une, ni deux, je monte dans le bus, je m’assois à coté d’un jolie indienne malheureusement peu causante.
A la première pause, un vieux malais vient le voir et me dit « toi, je t’ai déjà vue quelques part » et là je mets à penser, encore un boulet qui cherche un pote en utilisant la technique un peu éculée du « on s’est pas déjà vue quelque part, t’habite chez tes parents, je te paye un verre… » Il me demande si je suis avec l’indienne, je lui réponds que non. Soulagé il enchaîne avec un « je t’ai vu tu mangeais avec une chinoise » J’ai mis un peu de temps à comprendre qu’il m’avait probablement aperçu ce midi lorsque j’étais avec ma coloc au food court prés de chez nous. C’est tout l’intérêt d’habiter à Toa Payoh, au moins il n’y a pas trop d’expats et si tu es blanc tu te fais très vite repérer.
Prés de 400 Km plus loin et 6 heures plus tard, au terme d’un trajet sans embûche, j’arrive à KL (pour les intimes)

Premier challenge, trouver une brosse à dent, du dentifrice et de quoi me laver. En effet j’étais parti dans l’optique de passer la nuit à Singapour, donc je voyagais léger.
Mission accomplie en 15 mins
Deuxième challenge, trouver le quartier chinois où l’on m’avait conseillé un petit hôtel sympa. Après quelques minutes de marche, j’y étais. Décidément trop fastoche comme disent les jeunes.
Ce qui saute aux yeux lorsque l’on arrive à China town c’est le nombre de revendeurs vuiton, rolex, nike, mont blanc… à des prix défiants toute concurrence ! Une question reste en suspend, si le produit est fabriqué dans le mêmes usines avec les mêmes techniques et matériaux que les originaux, s’agit il toujours d’imitations ? Eh oui monsieur nike, elles sont où les usines à qui tu sous-traites la production de tes baskets ? En Malaisie, étrange coïncidence, ce sont les produits les mieux copiés.
J’ai passé la soirée à me balader dans ce quartier très animé jusqu’à tard dans la nuit. Après, je suis parti en chasse aux tours petronas.
Je monte dans le premier taxi et là surprise, un vrai bolide tout tuné, siège baquet, volant de course, à l’arrière une statue de ganesh transparente qui s’éclaire alternativement en bleu, rouge, vert et jaune …bref, je suis encore tombé sur un intellectuel.
Tel un Sami Naceri asiatique, il accélère pied au plancher, grille des feux, monte sur les trottoirs. Du coup, je lui dis un peu sèchement de se calmer et il se met alors à bouder. Il monte le son et là surgit des entrailles de son autoradio de la musique française : tragédie (le bien nommé). Le chanteur m'interpèle « est ce que tu m’entends eh oh » J’avais envie de lui répondre, malheureusement je ne peux pas faire autrement, mais grâce à la douzaine de hauts parleurs placés dans l’habitacle, je sens que mon agonie va bientôt prendre fin et que je vais rapidement perdre l’usage de mes oreilles. KL by night au coté de Fangio PRICELESS.
J’arrive au pied des petronas towers et là on ne peut qu’avoir le souffle coupé lorsque l’on se retrouve sous ce monstre de style « futuristico-rococo-islamite » qui s’élève à 450 mètres de haut (les tours les plus hautes du monde).
Après quelques photos (dont certains auto-portraits dans le pur style sibéoni ;) Je prends le « teksi » pour revenir à la maison, heureusement, je tombe sur un calme. Il me dit qu’il a vu à la télé qu’en France c’est la guerre civile, que le peuple est dans la rue et que les voitures brûlent. Se faire charrier par un malais, à 3h00 du mat, moi je dis elle est belle la France !
Le lendemain, dimanche, je me lève tôt afin de faire la queue pour monter dans les tours jumelles.
En bas de la tour, une vidéo de propagande nous explique que la Malaisie est un pays moderne parce qu’elle en a deux grosses (des tours).
Je monte au « sky bridge » qui me rappelle un peu « windows on the world » le nom du dernier étage du world trade center. Je regarde au loin mais ouf pas d’avion en vue. De toute façon ils nous l’ont bien répété « cette tour respecte les préceptes islamiques » ouf sauvé.
Après cette visite, je me rends à pied à la tour de la télévision (et des transmissions militaires). Cette fois, c’est seulement la quatrième tour la plus haute du monde ! Elle est située sur une colline, du coup c’est le point culminant de Kuala Lumpur.

Rebelote, fierté nationale, blablabla, 3ième millénaire bla bla 3ième millénaire bla bla… On avait quelques milliards à jeter par la fenêtre alors au lieu d’essayer d’améliorer le sort de la population, on a construit des tours.
Le slogan du gouvernement malaisien pourrait être « on n'a pas d’idées mais on a du pétrole ». Retour à l’hôtel pour le check out et puis rebalade à pied, je ne m’en lasse pas. Même si, à part les tours, il n’y a pas énormément de monuments, la ville est très colorée et animée. Le mélange des influences britanniques, malaises, indiennes et chinoises la rend très "vibrante" comme on dit ici.

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Ceci n'est pas une pomme

On nous parle du prix du riz qui a triplé depuis 2007. On nous parle des émeutes de la faim au Bangladesh à Haïti, en cote d’Ivoire. On nous parle des restrictions au Vietnam, en Chine, au Cambodge, en Inde, en Egypte.
Mais qui pour vous parler des restrictions concernant les pommes vertes sinon moi. Oui, plus aucune pomme verte au food court de Bugis, à Raffles place on ne peut vous les servir en jus que mélangées avec d’autres fruits. Qui pense à mon taux de vitamine A, B1, B2, PP, B5, B6, B9, C et E.
Plus sérieusement j’espère que la bulle autour des matières premières agricoles va vite se dégonfler car la situations devient critique en particulier dans les pays (comme les Philippines) qui doivent importer une grande partie de leurs besoins en riz.


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